✿Bienvenue✿


Proloque :

L'histoire est celle de Kristen Jaymes Stewart, jeune femme âgée de 19 ans.
Elle est riche, belle, talentueuse, méchante, froide, blessante, toujours d'humeur massacrante. Jamais un sourire ne se dessine sur son visage. Elle est fiancée avec Michael, un jeune homme stupide qui ne fait que de la suivre comme un toutou. Mais le jour où elle est choisie après avoir fait LE casting qui va changer sa vie pour jouer le rôle principal dans l'adaptation cinématographique d'un best-seller, elle va rencontrer la personne qui va changer sa vie...


# Posté le mardi 21 juillet 2009 09:43

Modifié le dimanche 15 novembre 2009 10:47

Chapitre 1
Le Casting


Je me réveillais en sursaut à cause de mon portable. Il venait tout juste de sonner. Je décrochai.
- Allo ?
J'avais une voix rauque, comme tous les matins.
- Kris' ? C'est bien toi ?
- Oui ! Bon sang ! Qui c'est ?
- C'est moi.
Qu'est-ce que les gens ont dans la tête lorsqu'on leur demande qui ils sont et qu'ils répondent : C'est moi.
- Moi qui ?
- Ton manager voyons, qui veux tu que ce soit ?
- Qu'est-ce que tu me veux ?
- Tu as vu l'heure qu'il est ?
- Non, et je ne compte pas regarder !
- Kris' il est plus de dix heures ! Tu crois que c'est le bon jour pour faire une grasse matinée ?
- Je l'ai bien méritée non ? Et de quel jour tu me parles ?
- Tu te moques de moi ?
- Non !
- Mais aujourd'hui tu dois aller faire tes preuves lors du casting pour l'adaptation cinématographique du nouveau bouquin qui fait fureur.
- Quoi ? C'est aujourd'hui ?
- Bien sur que c'est aujourd'hui ! Mais où as-tu la tête ces derniers temps ? Allez, va te préparer et rejoint moi au café du coin.
Je raccrochai sans prendre la peine de lui répondre. Un bras m'entourai la taille. C'était celui de Michael. Je le repoussai violemment et retira le drap qui nous recouvrait en râlant. J'allai prendre une douche. Une longue douche à l'eau bien chaude pour me réveiller. Ensuite, je m'habillai rapidement, pris mon portable, le fourra dans mon gros sac fourre tout. Je m'attachai les cheveux en une queue de cheval, pris mes clef et me dirigeais vers la porte d'entrée pour sortir. Je fermai la maison à clef et mis également celles-ci dans mon sac. Je partais à pied, il n'y avait que deux ou trois photographes qui me flashait. Il faisait beau, c'était l'été. Les oiseaux chantaient. Maudits oiseaux ! Les voitures klaxonnaient les gens râlaient, comme à leur habitude. Je poussai la porte du café miteux et aperçu John, mon manager. Un homme blond, les cheveux toujours impeccablement coiffés, assez grand, très mince, des lunettes noires dont les verres grossissaient le diamètre de ses pupilles vertes. Des lèvres très fines, devenues rouges à cause de son habitude à les mordiller quand il était stressé, c'est-à-dire : tout le temps. Un nez fin et allongé. Des vêtements assez sombres, dans les teintes noire, brune, grisâtre. Aujourd'hui il portait un léger polo marron et un pantalon noir, sobre. Il buvait son café et tapait sur le clavier de son ordinateur portable quand il entendit le bruit désagréable de la clochette positionnée en haut de la porte qui retentissait dès qu'un client entrait. Il leva la tête et pris un air agacé, fronçant les sourcils, la bouche déformée. Je le regardait, il tapota à l'endroit où se trouve habituellement une montre, sauf que lui n'en avait pas. Il cassait constamment le cadran de toutes ses montres à force de courir à droite à gauche et de cogner des murs, des personnes...dans sa course. Il avait abandonné les montres pour un portable tout neuf, doré. Je m'avançai vers lui et m'installa à sa table.
- Qu'est-ce que tu faisais ?
Il avait un voix qui m'irritais dès que je l'entendais. Une voix nasale. Tout bonnement horrible à écouter. En plus de cela, elle était assez aigue.
- J'ai pris une longue douche.
Je faisais en sorte de l'énerver pour qu'il devienne aussi rouge qu'une pivoine. Cela me faisait rire. Si on l'observait bien, on pouvait apercevoir de la fumée qui sortait de son crâne de génie. C'était assez marrant. John était très intelligent. Du moins, cultivé.
- Es-tu prête à passer le casting ?
- M'as-tu déjà entendue te dire que je n'étais pas prête pour quoi que ce soit ?
Je me mis à rire, d'un rire sadique et narquois
- Dans ce cas, va à cette adresse et présente toi pour le rôle principal.
Il me tendit une feuille chiffonnée avec écrit l'adresse où se déroulait le casting.
- C'est le rôle qu'il te faut ! Tu seras parfaite.
- Hum...ça parle de quoi ?
- Alors, l'histoire est celle d'une jeune fille de dix-sept ans, qui est maladroite et banale et qui repars vivre chez son père, dans une ville paumée, et elle rencontre un jeune homme du même âge. Elle tombe sous son charme et elle va découvrir par la suite que c'est un vampire. Des choses vont leurs arriver, et patati et patata...enfin...tu vois le genre ?
- Oui, je vois. Mais tu penses réellement que c'est un rôle pour moi ? Je ne me vois pas du tout comme ça. Ce personnage est totalement différent de moi.
- A oui ? Et qu'est-ce qui te différencie ?
- Je ne suis pas banale.
Je me mis une nouvelle fois à rire. Il me regarda, agacé.
- C'est bon, je vais le faire ce fichu casting !
Je pris la feuille et la fourra dans la poche de mon jean.
- Rien d'autre ? Tu m'as tout dit ?
- Oui.
- D'accord. Ciao.
Je me levais du petit fauteuil en cuir rouge collé au mur et partais. Je rentrai chez moi afin d'être plus présentable pour passer ce satané casting.
Je m'habillai, me coiffai, me maquillai et pris le bout de papier dans ma poche. Je lu l'adresse et parti.
Arrivée là-bas, je rentrai et poussa la grande porte. Il y avait des tas de gens qui postulaient. Je m'installai sur une chaise et attendis mon tour. Une heure passa, puis deux avant que l'on veuille bien s'intéresser à moi. C'es pas trop tôt ! Pensais-je à bout de nerf.
- Kristen Jaymes Stewart !
J'entrai, une dizaine de personnes était installé sur des chaises. Un tissu vert était au fond, une caméra devant. Un casting, tout ce qu'il y a de plus banal. On me donna un texte à lire. Je fit ce qu'ils me demandaient. Je n'avais pas encore fini qu'une femme aux cheveux châtains, des yeux marrons, de taille moyenne cria en pointant son index vers moi.
- C'est elle ! C'est elle que je veux ! Elle est parfaite ! Elle met en scène ce que ressent ce personnage, c'est exactement cela que je recherche. Je veux que ce soit elle. Renvoyer toutes les autres.
- Très bien. Bon, et bien...
Dit une autre femme en se tournant vers moi. Une femme blonde, plus grande que moi, assez âgée, sûrement la quarantaine.
- On dirait bien que tu lui a tapé dans l'½il.
Elle se mit à rire. Je riais aussi, sans vraiment savoir pourquoi.
- Voici le script. Tu devras l'apprendre au fur et à mesure du tournage et il faut également que tu lises les livres afin de comprendre l'histoire, les sentiments et tout ce que ressent ton personnage.
Elle me tendis le script et quatre gros livres. Je les saisis.
- Nous allons faire le casting pour dénicher l'homme qui va jouer le rôle d'Edward Cullen. Il faut que tu sois là. Tu vas nous donner ton avis, il faut que l'on sache si ça colle entre vous. Si il y a une entente. Puis, nous allons jouer la scène du baiser dans quelques jours, pour voir si vous êtes beaux ensembles à l'écran. Ok ?
- Oui.
Moi qui avais prévu de rester chez moi, tranquillement. Je ne pensais pas être prise à ce casting, maintenant j'allais devoir choisir mon partenaire pour ce film. C'était bien d'avoir une influence sur le casting.
Je passai l'après midi à voir défiler des pseudo acteur, où des acteurs peu connus quand un jeune homme, le regard posé sur ses chaussures, les cheveux en bataille entra dans la pièce. Il passa l'audition et il plaisait bien, alors il fut sélectionner parmi les favoris. J'allai devoir jouer la scène du baiser avec lui. Ce qui ne me déplaisais pas quand je constatai que ce jeune homme était plutôt canon. Il était grand, les yeux d'une couleur entre le vert et le bleu, une bouche aux lèvres pleines, une petite barbe de trois jours. Un air de chien battu, assez mystérieux, ce qui le rendait craquant. On me demanda mon avis. Il fut positif. On me tendis une fiche, avec inscrit la date, l'heure et le lieu de rendez-vous pour la prochaine étape du casting. Je les remerciais. Une première pour moi. Je détestai remercier quelqu'un, comme je détestai m'excuser, ou devoir quelque chose à quelqu'un. J'appelai un taxi, j'étais trop fatiguée pour rentrer à pieds. Il arriva au bout de quelques minutes et me ramena chez moi. J'ouvris la serrure de la porte et je vis Michael, dans le couloir, comme surpris de me voir.
- Hey ! T'es partie tôt ce matin.
- Qu'est-ce que ça peut te faire ?
- Rien, mais tu aurais pu prévenir que tu partais.
- Pourquoi faire ?
Il ne pipa mot et reparti dans la cuisine, le visage décomposé. Il m'énervait à me poser des multitudes de questions pour savoir ce que j'avais fais dans ma journée. Je pris une douche et alla me coucher, exténuée.




# Posté le mercredi 22 juillet 2009 15:32

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 07:30

Chapitre 2
Suite Casting


Quelques minutes plus tard, alors que je commençai à m'endormir, j'entendis le grincement de la porte qui s'entrouvrait et la lumière du couloir m'aveugler.
- Michael ?
- Oui. Je t'ai réveillée ?
- Oui !
Il s'avança et s'assit sur le lit.
- Je suis désolée chérie.
Il posa sa main sur ma joue. Je tournai la tête.
- Ne m'appelle pas chérie ! Tu sais très bien que j'ai horreur que l'on me donne des surnoms romantiques à la noix !
- Excuse-moi.
Il fit le tour du lit et souleva le drap pour se coucher. Je me retournai vers sa place et remit le drap en place.
- Tu crois vraiment dormir à coté de moi cette nuit alors que tu viens de me réveiller ?
- Mais...
- Va dormir sur le canapé ! Allez Oust !
Je pris son oreiller et le balança vers la porte. Michael refit le tour du lit et alla le ramasser. Il partit sans fermer la porte.
- Hé ! La porte ! Tu crois qu'elle va se fermer toute seule ?
- J'avais oublier, désolée.
- Ouais, ouais, et bien réfléchit, tu oubliera moins souvent !
Il prononça un dernier « excuse-moi » avant de refermer la porte. Je pouvais enfin m'endormir en paix.

*

Le lendemain matin, mon portable sonna une nouvelle fois. Je me doutais de l'identité de mon interlocuteur. Avant même qu'il n'ai prononcer ne serait-ce un mot, je pris la parole.
- John, tu t'es pris pour mon réveil personnel ?
- Arrête tes bêtises et dis moi plutôt comment s'est passé le casting hier. Tu ne m'a même pas raconter la façon dont ça s'est déroulé.
- Eh bien j'ai du attendre deux heures avant que l'on ne remarque que Kristen Sewart était dans la salle.
Je soupirai.
- Ensuite, ils ont enfin compris ces incompétents, ils m'ont fais entrer dans une pièce toute moche, tu aurais vu les sièges en plastiques !
Je l'entendais rire au bout du fil.
- Puis j'ai lu le texte qu'ils m'ont donner et une grosse femme m'a dit que j'étais parfaite pour ce rôle. Une vieille blondasse à rigoler pour je ne sais quelle raison et elle m'a tendu un script d'une centaine de pages et quatre bouquins, pour sois disant, que je comprenne l'histoire et ce que ressent mon personnage. Comme si j'allai les lire. Pour qui me prend elle ? Je déteste lire ! Surtout des bouquins à l'eau de rose ennuyeux à mourir.
- Arrête avec ton mauvais caractère et tes préjugés. Qui te dis que ces bouquins ne sont pas géniaux ?
- C'est toi qui devrait arrêter John ! Non mais tu t'entends ? Tu en parle comme si c'était LES livres à lire absolument. Comme si c'était des chefs d'½uvre.
- Et bien...
- Ah non Jo', ne me dis pas que tu les a lu toi aussi ?
- Comment voulais-tu que je découvre sinon ?
- John ! Je te croyait plus insensible que cela. Je ne pensais pas que tu étais romantique. Toi qui couche avec la première venue, ou le premier venu d'ailleurs.
Je levais les yeux au ciel.
- Hé ! Ne dis pas de bêtises ! Je ne l'ai fais qu'une fois. Une seule fois ! Et j'étais complètement saoul. Et je te jure qu'il ressemblait fort à une femme.
- Et tu vas me dire que tu n'as pas vu ce qu'il avait entre ses jambes ?
- J'ai réaliser seulement après.
- Comme d'habitude.
- Ne parlons plus de cette nuit là où je vais vomir.
- Avec plaisir. Je n'ai pas envie de m'étendre sur le sujet comme toi tu t'es étendu sur son lit.
- Kris' ! Je te préviens ! Arrête tout de suite !
- Et quand tu as...
Bip, bip, bip, bip...
Il avait déjà raccrocher. Je me mis à rire et me leva de mon lit. Aujourd'hui, je devais rencontrer la blonde qui avait rigoler pour rien afin de convenir une date pour l'essai de la scène du baiser entre les deux nouveaux héros.
Je me douchai et m'habillai. Je pris comme d'habitude mon sac et mes clefs. En passant dans le salon qui menait au couloir, je vis Michael couché. Il ronflait, quelle horreur. Il ressemblait à une épave. La télé allumée, quelques bières vides sur la table et un cendrier rempli de mégots et de cendres. L'odeur de tabac régnait dans la pièce. J'ouvrai la fenêtre avant de m'éclipser et d'aller rejoindre la réalisatrice.
Le rendez-vous avait lieu à son appartement. Je montai les escaliers à pieds. Ascenseur en panne. J'arrivai devant une porte blanche. Je sonnai. La blonde vint m'ouvrir et me sourit.
- Kris' ! Contente que tu sois enfin là !
Elle me fit la bise.
- Oh, tu me permet de t'appeler Kris' ?
J'avais envie de lui répondre :
- Non mais tu rêves ? Tu m'appelle Kristen Jaymes Stewart, pas de diminutifs, on est pas intimes ma cocotte !
Mais je me contentai d'un :
- Oui. Bien sur.
Je devais jouer ma lèche bottes pour avoir ce rôle. Je ne pouvais pas laisser passer une occasion comme celle-ci.
- Viens ! Entre. J'ai quelque chose à t'annoncer.
Je rentrai, retira ma veste et l'accrocha au portemanteau. J'accrochai également mon sac. On se dirigeai vers son salon. Quand nous arrivâmes, je vis trois beaux garçons, assis sur le sofa.
- Euh...je pensais que nous serions seules pour parler.
- Justement, c'est de cela dont je voulais te parler. Je n'aurais pas le temps cette semaine de faire la suite du casting pour trouver le Edward Cullen parfait pour Steph', alors nous allons faire la scène du baiser aujourd'hui. J'espère que ça ne te dérange pas ?
- Euh...non, non c'est bon.
J'étais prise au dépourvu, je ne pouvais pas dire non. En même temps. Pourquoi dire non à une femme qui vous propose d'embrasser trois charmants garçons ? Ce serait stupide.
Je regardais les trois hommes assis face à moi. Un me souriait niaisement, le deuxième me fit un clin d'½il et le troisième avait la tête baissée, il jouait avec ses mains. Sûrement stressé.
- Bon...je vais appeler dans l'ordre : Karl Worp ?
Le type souriant se leva, sans me lâcher des yeux et se dirigea vers la chambre avec Catherine. Je les suivais. En entrant, je découvris une caméra positionnée devant un lit double. Catherine nous demanda de nous installer et de nous embrasser avec passion. Avant même qu'elle ne prononce action, le niai se jeta sur moi et m'embrassa. Il n'avait pas l'attitude d'un Edward Cullen torturé par l'odeur, se contrôlant, comme l'avait demander Catherine. Lui était direct et...passionné, ça c'est sur.
Catherine mit rapidement fin au baiser. Par bonheur. Le gars partit, retourna dans le salon, sans me lâcher une nouvelle fois des yeux. Il heurta le mur en partant et me fit un signe de la main. Je lui répondis par un autre. Si vous voyez ce que je veux dire...
Le deuxième entra et était très, très sur de lui. Il s'avança directement et m'embrassa langoureusement. Aucune retenue. Il pensais savoir embrasser... Quelle horreur ! Il n'y connaissait rien et était presque brutal. Catherine, une nouvelle fois mit fin à la torture et appela le troisième. Je priai dieu qu'il sache embrasser. Ou du moins, qu'il soit moins brutal. Il avait toujours le regard par terre. Il mit sa main dans ses cheveux et releva la tête quand elle prononça son prénom. C'était l'homme que j'avais remarquer la dernière fois. Celui qui, à mon avis, serait le plus apte à jouer ce rôle d'homme torturé. Il marchai lentement, calmement. Pas prestement, il n'était pas comme les deux précédents. Il se positionna sur le lit. Catherine prononça : Action !
Il avança doucement, tout doucement ses lèvres. Il me regardait dans les yeux. Lui avait un regard captivant. Je me perdit à le contempler et n'avais qu'une envie : qu'il pose enfin ses lèvres sur les miennes. C'est-ce qu'il fit. Ses lèvres étaient douces et chaudes. Il m'embrassai doucement au début, puis plus fougueusement. Je ne pouvais retenir le désir qu'il provoquait en moi à cause de son baiser et mis mes mains dans ses cheveux. Il mit les siennes sur mes hanches et me fit basculer sur le lit. Il m'embrassait sauvagement, mais avec une douceur infini à la fois. Il passai ses mains sur mes hanches, et les fit glisser sur mes cuisses. Il était au dessus de moi. J'en oubliai la caméra qui tournai toujours. Il se mit à m'embrasser langoureusement. Je ne résistai pas. Il embrassait merveilleusement bien et ne s'en vantai pas. Il s'arrêta au fur et à mesure et détacha ses lèvres des miennes. J'avais le souffle coupé et j'étais bouche bée. Lui était calme. Regardait Catherine, afin de savoir si il avait été à la hauteur sûrement. J'avais envie de lui répondre qu'il avait surpasser tous les autres, et de loin. Catherine avait un petit sourire sur ses lèvres et hocha la tête pour elle-même pendant plusieurs secondes. Elle coupa la caméra et nous demanda de retourner dans le salon. Ce que nous fîmes. L'homme qui était avec moi dans la chambre me laissa passer quand nous devions sortir. En plus de bien embrasser, il était galant et beau. Catherine congédia les deux autres acteurs et demanda au dernier de rester. Il s'assit sur le sofa à sa demande et attendit.
- Robert c'est ça ?
- Oui.
Il n'avait pas parler jusqu'à présent. Il avait une voix suave, très sexy.
- Alors...j'ai vu quelque chose lorsque la caméra tournai. Il y avait une sorte de courant entre vous. C'est pour cette raison que, moi personnellement, je trouve que tu devrais vraiment jouer ce rôle. Maintenant, il n'y a pas seulement moi qui choisit. Il y a Stephenie et Kristen ici présente.
Elle tendit la main vers moi. Je me sentais un peu gênée. Bizarre. Moi qui d'habitude n'a jamais honte de rien.
- Stephenie t'a trouver parfait elle aussi. Il ne manque plus que l'approbation de Kristen. Alors Kris', veux tu que Robert joue le rôle d'Edward Cullen ?
- Je...je n'ai aucune objection à cela. Il m'a l'air d'être un acteur talentueux. Il à également l'air d'avoir cerner le personnage. J'accepte avec plaisir.
Je me tournai vers lui pendant que Catherine lui annonçait qu'il avait le rôle. Il se tourna vers moi et me sourit timidement en hochant la tête en signe de remerciement.
Je rougis un peu. Son sourire était splendide. Des dents blanches éclatantes. Des lèvres superbes.
Nous écoutions Catherine nous expliquer comment allait se dérouler le tournage. Il était presque 15h lorsque je sortis de l'appartement en même temps que ce dénommé Robert. Je voulais connaître son nom afin de faire des recherches sur lui. Savoir si il était connu, sa carrière, son âge, si il était célibataire...
Mais qu'est-ce que je raconte ?
- Excusez moi. Quel est votre nom complet ?
- Robert Thomas Pattinson.
- D'accord. Merci.
- Et vous ?
- Kristen Jaymes Stewart.
- Joli nom.
Il me sourit de nouveau et partit. Je rentrai chez moi et passa l'après midi sur mon ordinateur à rechercher des informations sur lui. Je découvrit donc qu'il avait 22ans, qu'il était un ex-mannequin. Un musicien, chanteur et un acteur.
Qu'il ai été mannequin ne me surprenais pas. Il avait un magnifique visage et une carrure. Chanteur non plus, cela ne me surpris pas. Il avait une si belle voix. J'écoutai quelques une de ses chansons et tombai sous le charme de cette voix sexy et légèrement cassée. Qu'il soit acteur ne me choquait pas non plus. Il était doué. Mais musicien... J'avais appris qu'il jouait de l'harmonica, de la guitare et du piano. Un artiste en bref. Un artiste. Un vrai. J'éteignit l'ordinateur et alla me coucher tôt, car le lendemain, je devais aller sur les lieux du tournage pour que l'on nous explique les lieux, que l'on rencontre les autres acteurs. Il en restait quelques uns à trouver et Catherine était occupée cette semaine, alors le tournage ne commencera que dans quelques semaines. Je m'endormi paisiblement, sans être réveillée par Michael l'épave.




# Posté le samedi 25 juillet 2009 08:21

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 07:29

Chapitre 3
Rencontre


Je me réveillais vers onze heure du matin. Je n'avais pas mis mon réveil et John ne m'avait pas appeler. Il me faisait sûrement la tête à cause de notre dernière discussion. Qu'importe ! Il reviendra vers moi de toute façon. Je n'étais pas en retard. Le rendez-vous était prévu vers quinze heure. Nous allions, moi et les acteurs déjà sélectionnés nous rendre sur les lieux du tournage. Je devais partir en voiture, pendant quelques heures. Mon voyage là-bas durera quelques jours. La destination était Forks. La ville de la jeune fille que je devrais jouer. Je me levai afin d'aller faire ma valise et de me préparer. Je me douchai, m'habillai et me coiffai rapidement. J'allai ensuite chercher ma valise et ouvrai mon armoire. Je triai mes vêtements, mettais ceux que je souhaitais emmener durant ce court voyage et laissait les autres. Je cherchait ensuite ma paire de chaussure afin de sortir pour charger ma voiture quand Michael apparut, adossé au mur à côté de ma commode avec ma paire de chaussure à la main, les tenant avec deux doigts en les balançant.
- C'est ça que tu cherches ?
Il avait un petit sourire au coin de ses lèvres qui ne me disait rien de bon.
- Oui. Merci.
Je tentai de les lui reprendre mais il m'en empêcha en les faisant tournoyer au dessus de sa tête. J'étais trop petite pour les atteindre. Je sautillais, tendant les mains en l'air.
- Si tu m'embrasse tu les aura.
- Quoi ? Tu rêve.
- Pourquoi ? Tu es ma petite amie. Qu'est-ce qui te dérange dans le fait de m'embrasser ?
- Rien du tout.
Je mentais. Je mentais pour éviter de lui dire qu'il me dégoûtais, que son allure, son odeur et tout ce qu'il était devenu me dégoûtais. Il avait énormément changer en six ans et il n'était plus le jeune garçon très attirant et drôle qui m'avait séduite. Il était maintenant une épave, il avait grossi, son sens de l'humour s'était dégradé, sa carrière était au point mort. Il ne se bougeait pas pour trouver un nouveau rôle ou même pour trouver un travail. Il restai à la maison, se goinfrant de chips et buvant des bières à n'en plus finir en fumant comme un pompier. Il comptai beaucoup trop sur moi pour ramener l'argent à la maison. Il était devenu exactement comme le type d'homme que je déteste. Ma mère avait peut être raison lorsqu'elle m'a dit, avant que je ne quitte la maison familiale pour aller vivre avec Michael qu'il n'était pas fait pour moi et qu'un jour, sûrement trop tard je m'en rendrais compte. J'étais partie à 17 ans de chez mes parents. J'avais déjà commencer ma carrière d'actrice à 8 ans, dans des petites séries pour enfants. Puis à 12 ans, j'avais rencontrer Michael qui jouait avec moi et je suis tomber sous son charme. Mon premier bégin. Nous nous sommes mis ensemble vers l'age de treize ans et ne nous sommes plus quittés. Nous avions des points communs, nous étions matures pour notre age, étant donné qu'on avait appris tous deux très jeunes à vivre, à parler comme des adultes. On me parlait déjà de contrat alors que j'aurais du jouer à la poupée Barbie comme la plupart des petites filles de mon age. Je n'avais pas d'amies, elles étaient toutes jalouses ou alors, les seules un peu fidèles, je les laissait tomber à cause de ma carrière. C'est à cause de cela que je me suis rapprochée de Michael. Je pouvais lui parler. Lui comprenait ce que je vivais. Plus maintenant.
- Donne moi ces chaussures ! Je vais être en retard à mon rendez-vous, je dois y être à quinze heure et j'ai plusieurs heures de route. Si je reste coincée dans les bouchons à cause de toi ! Je te jure que tu me le paiera !
- Quel rendez-vous ?
- J'ai rendez-vous avec les autres acteurs du film.
- Du film ? Quel film ?
Je ne lui avais parler de rien.
- Une adaptation cinématographique d'un best-seller.
- Et tu as été prise ?
- Oui, vu que je vais rencontrer les autres acteurs.
- Mais c'est merveilleux !
Il balança les chaussures sur mon lit et me prit dans ses bras. Il me serra en m'embrassant de plusieurs baisers sur la joue. Je mis ma main sur sa grosse joue et le repoussa.
- Oui, oui. Allez lâche-moi !
Il me relâcha et me regarda avec un regard triste.
- Pourquoi est-ce que tu me repousse sans cesse ?
- Dis pas n'importe quoi Michael.
- Je ne dis pas n'importe quoi ! Qu'est-ce qui t'arrive ? Avant tu m'appelai Micky. Plus maintenant. Avant tu venais vers moi et m'embrassai, nous dormions dans le même lit et nous faisions l'amour.
J'avais envie de vomir. Je me demandai comment j'avais pu faire cela avec lui.
- Eh bien... plus maintenant. Je suis débordée.
- Arrête un peu Kris' ! Il y a une semaine tu n'étais pas débordée et tu ne venais quand même pas !
- Tu ne m'attire plus Michael.
J'avais dis cela tout bas, j'espérais qu'il ne l'entende pas mais malheureusement, il avait l'ouïe fine.
- Pardon ?
- Tu...tu ne m'attire plus Michael. Tu es devenu gros, moche, bedonnant, une vrai épave.
Il me pris le bras pour que je me retourne vers lui. Je ne me tournai pas alors il me tourna violemment.
- Aïe ! Lâche moi ! Tu me fais mal !
- Je ne t'attire plus ? Qu'est-ce que ça veut dire ça ?
- Ça veut dire que je te trouve repoussant. Je n'ai plus envie d'aller vers toi. Tu me dégoûte.
Je lui avais tout déballer. Il me faisait mal, sa main me serrai fortement le bras. Quand il entendit cela, il me serra encore plus, le regard noir.
Je me dégageai en gigotant mon bras dans tous les sens sauvagement. Il tourna le regard et partit.
Je pris ma paire de chaussures et la mis.
Je me dirigeais vers ma voiture, sans avoir dit au revoir à Michael. Tan pis pour lui !
Je démarrai, il était un peu plus de midi. Je roulai pendant deux heures trente avec la musique à fond et les vitres grandes ouvertes. Je dus les fermer quand j'arrivai vers Forks car il pleuvait des cordes. Super !
Je me garai sur le parking pour les acteurs et sortis le parapluie qui se trouvait dans le coffre en cas d'urgence. Je l'ouvris et cherchai l'endroit où se trouvaient les autres acteurs. Je les vis dans une pièce, ils étaient assis autour d'une grande table. Quelqu'un parlait. J'entrai, refermais mon parapluie et me secoua les cheveux. Tout le monde se retourna.
- Excusez moi. Je suis restée coincée dans les bouchons.
Je mentais pour éviter de raconter la véritable histoire. Comme quoi mon petit ami n'avait pas apprécier le fait que je lui dise qu'il me répugnait.
- Ce n'est rien. Asseyez vous.
Je retirai mon manteau et le mis sur le dossier de la seule chaise libre, celle où il y avait mon nom brodé. Elle était à côté de Rob. Je m'installai, me tournai vers lui et lui souris amicalement. Il me regarda et hocha la tête en souriant. Nous écoutions le type nous parler durant une heure. Il nous racontait comment allaient se passer ces deux mois de tournage.
Une fois la réunion finie, nous devions aller dans un hotel avec des chambres spécialement réservées pour nous. Il était dix-sept heure trente lorsque nous passâmes la porte de nos chambres respectives. Heureusement, j'avais emmener mon ordinateur portable. Je me serais ennuyer comme un rat mort sinon.
Je rangeais mes affaires dans l'armoire et mes produits dans la salle de bain. Je me mis sur mon ordinateur et surfai sur le net quand on toqua à ma porte. Je me levai et alla ouvrir. C'était Rob. Que faisait-il là ?
- Excusez moi, je n'ai plus de cigarettes et je ne sais pas où se trouve le bar-tabac ici. Est-ce que vous fumez ?
Il était extrêmement poli.
- Euh...oui, bien entendu. Entrez, je vais chercher mon paquet.
Il entra et referma la porte derrière lui. Je lui proposai de s'asseoir sur le sofa, il accepta et je me dirigeais vers mon sac à main. J'ouvrai mon paquet. Il ne m'en restait que trois. Merde ! J'allai en fumer une voir deux ce soir. Je n'en aurais plus demain. Il faudra que j'aille en racheter. Oh ! Et puis tan pis ! Lui n'en aavait pas du tout. Je pris donc une cigarette, non sans avoir hésiter un instant tout de même et me dirigeais vers le salon. Je lui tendis la cigarette. Il commença à se lever. Je voulais apprendre à le connaître.
- J'aimerai bien avoir un peu de compagnie. Je n'ai pour seul compagnon mon ordinateur portable et ce n'est pas très intéressant.
- Et bien...
- Oh ! Vous voulez sans doute aller fumer votre cigarette. Je suis désolée, je vous laisse.
- Merci, mais vous pourriez m'accompagner pour fumer ?
- Entendu. Attendez moi quelques secondes.
Je filai vers mon sac et pris une cigarette. Je passai dans la salle de bain afin de me repoudrer et partis en refermant la chambre à clef. Nous descendions les escaliers avant d'arriver dans une petite cour. Nous nous adossâmes à un mur et il alluma sa cigarette. J'avais l'air bien bête, j'avais oublier mon briquet.
- Donnez moi ça.
Il prit ma cigarette et l'alluma. Je la mis dans ma bouche et souffla.
- Merci.
Je commençai à grelotter Il faisait froid ici. J'avais complètement oublier de prendre également ma veste. Quelle idiote.
Il le remarque sûrement car il se mit à rire doucement et retira sa veste.
- Tenez.
Il commença à me l'enfiler.
- Oh non ! Et vous alors ? Vous allez mourir de froid.
- Pas du tout. Mettez la je vous dit.
Il continua de me l'enfiler. Je refermai la fermeture éclair et m'emmitouflais dans ce vêtement. Le silance se faisait alors je décidai de le rompre.
- Alors, vous venez d'où ?
- De Londres.
- Comment avez-vous découvert ce casting pour ce film ?
- Un ami qui m'en a parler et vous ?
- Pareil.
Nous parlions de tout et de rien au fur et à mesure que nos cigarettes se consumaient.
Il commençai à pleuvoir.
- Nous ferions mieux de rentrer.
- Très bonne idée.
Il me sourit et ouvrit la porte de l'hotel en me laissant passer avant.
- Merci.
Nous remontâmes vers ma chambre. J'ôtai sa veste et la lui rendit.
- Je vous remercie. Elle m'a empêcher de mourir de froid.
- Je vous en pris. Et vous ne seriez pas morte de froid. Je vous aurais réchauffer.
Je rougis. Il me fit un sourire à tomber et repartit.
Je passai l'après-midi à fantasmer sur lui et à m'imaginer les scènes de baisers entre nos deux personnages. J'espérais qu'il y e aurait un paquet. Je vérifiais dans le script et vu qu'il n'y en avait seulement que quelques unes. J'étais déçu mais bon...rien de grave, je pourrais toujours faire en sorte de les rater pour prolonger ces instants. L'heure du dîner arriva et nous descendions dans la grande salle spécialement réservée aux acteurs également.
Il y avait les acteurs des rôles principaux. Nous mangeâmes en silence puis nous repartîmes dans nos chambres. J'aperçue Rob au bout du couloir et le l'appela.
- Robert !
Il se retourna et regarda autour de lui avant de m'apercevoir. Il rebroussa chemin et arriva à ma hauteur, enfin...avec plusieurs centimètres de plus que moi.
- Oui ?
- Qu'est-ce que vous vouliez insinuez tout à l'heure lorsque vous avez dit : Je vous aurais réchauffer ?
- Je voulais dire que je vous aurais fais rentrer dans l'hotel afin que vous n'attrapiez pas froid.
- Oh...
- Pourquoi ?
- Non non rien !
- D'accord. Hum...bonne nuit.
- Merci. Bonne nuit.
Il me sourit légèrement et je rentrai dans ma chambre. J'avais eu l'air d'une idiote en insinuant des choses et en lui faisant part inconsciemment. Je me couchai immédiatement. Cette journée m'avais épuisée.


# Posté le jeudi 30 juillet 2009 19:55

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 07:29

Chapitre 4
Découvertes

Je fus réveillée par plusieurs coups donnés dans ma porte. Je ne voulais pas aller ouvrir mais fus obligée. Les coups étaient de plus en plus forts,ils me dérangeaient, et de toute manière, je n'aurais pas réussi à me rendormir. Je me levai, j'étais en sous vêtement Je détestai dormir en pyjama. Je me dirigeais vers la porte et l'ouvrai. Je vis Rob', la main en l'air, crispé en un poing, comme pour frapper un nouveau coup dans la porte. Il rabaissa sa main et détourna le regard. J'en compris seulement au bout de quelques secondes la raison. Il était gêné. C'est trop mignon. Il était timide.
- Bonjour. Je...je sui désolé mais nous allons être en retard pour le rendez-vous avec Catherine.
- Quoi ? Quel rendez-vous ? Catherine m'a dit qu'elle était occupée toute la semaine.
- On ne vous a pas prévenue ? Catherine a annuler tous ses projets afin de venir nous voir et nous donner la date du début du tournage.
- Vraiment ? Non, on ne m'a pas prévenue.
- On nous l'a dit hier, durant la réunion. Vous ne deviez pas être encore arrivée.
- Sans doute.
- Bon...et bien, le rendez-vous est dans moins de trente minutes, vous pensez être prête d'ici là ?
- Vous pensez que je passe combien de temps sous la douche ?
- Je n'en sais rien, mais j'espère que celle-ci sera plus rapide que les autres.
Je me mis à fantasmer. Parler de douche avec un homme sexy devant moi me donnait des idées.
- Alors ?
- Pardon ?
- Vous pensez être prête ?
- Euh...oui, oui, bien sur. Mais pas si je reste là à parler avec vous.
- Oh, bien, je vous laisse, je vous attends dans la voiture.
Il commençai à partir.
- Dans la voiture ? Vous n'avez pas besoin de m'attendre.
- Je dois vous emmener. Je suis maintenant votre chauffeur. Les producteurs ont appris que vous étiez plutôt en retard à vos rendez-vous alors ils ne veulent pas prendre le risque que vous arriviez en retard sur les lieux du tournage, alors je dois vous emmener.
- Mais ça ne vous dérange pas ?
- Pas du tout.
Il sourit et repris son chemin vers le parking.
Je me douchai en vitesse et m'habillai tout aussi rapidement.
Je pris mon sac et parti.
Je marchai en direction du parking et chercha la voiture de mon chauffeur.
Je cherchai lorsque j'entendis le crissement d'un pneu derrière moi. Je me retournai vivement et vis une magnifique voiture, la fenêtre du côté conducteur ouverte, et un sourire éclatant m'aveugler.
- Robert ?
- Montez !
Je fis le tour de la voiture et montai à l'intérieur. Une odeur m'enivra instantanément.
- Ça sent bon.
- Quoi ?
- Dans votre voiture.
- Oh !
Je humai cette odeur et nous roulions jusqu'à arriver au même endroit qu'hier.
Nous sortions de la voiture et nous dirigions vers la salle. Tous les acteurs y étaient ainsi que Catherine qui dès qu'elle nous vit arriver, sourit de toutes ses dents, du moins, des dents qui lui restaient.
Nous nous assîmes et elle nous raconta que le tournage commencerai demain. Un peu trop tôt à mon goût, mais bon...je n'avais pas mon mot à dire.
Au moment où je me dirigeais vers la voiture, une jeune femme s'avança vers moi, je la reconnu immédiatement.
- Salut, moi c'est Nikki, Nikki Reed.
- Oui ! Je vous ai reconnue.
- Vraiment ? Je ne suis pas si connue. En revanche, vous si. J'admire votre carrière.
- Je ne suis pas connue non plus.
- Vous rigolez ? J'adore les films que vous avez fait. Panic Room. Je vous ai trouver très professionnelle malgré votre jeune age.
- Merci. Il faut dire que dans notre métier, il faut tout apprendre très rapidement.
- C'est vrai.
Elle me sourit amicalement.
- Bon...je suis désolée mais je dis retourner à mon hotel. On se voit demain sur le tournage ?
- Entendu. A demain.
- A demain.
Elle me fit un signe de la main en partant.
Robert était adossé à sa voiture, me regardant en souriant.
- Quoi ?
- Rien, rien.
- Mouais...bon...allez, rentrons.
- A vos ordres.
Il rit et monta dans sa voiture. Suivie de près par moi. Nous arrivâmes à l'hotel et là encore, il tint la porte et me laissa entrer avant lui.
Je le remerciais et montai dans ma chambre. C'est fou à quel point je pouvais être poli avec lui. Je n'avais pas envie d'être méchante. Lui ne l'était pas avec moi. Je pris mon ordinateur portable et le posai sur ma table basse quand une douce mélodie me parvint aux oreilles. Du piano. Une mélodie extrêmement douce jouée au piano qui paraissait venir de la chambre voisine. Je ne pouvais résister. Je fermai mon ordinateur, me levai et me dirigeais vers l'autre chambre. Lorsque ma main cogna le bois blanc, elle s'entrouvrit. Elle n'était pas fermée. J'entrai, et arrivais dans un salon avec un homme qui jouait du piano de dos. Je m'avançai et il s'arrêta de jouer en sursautant légèrement. Mince, je lui avais fais peur.
- Excusez moi. Je ne voulais pas vous faire peur mais j'ai entendu cette mélodie. Celle que vous jouiez il y à quelques instants et je n'ai pas pu m'empêcher de venir l'écouter. Vous jouer extrêmement bien.
- Content qu'elle vous ai plue.
Il se retourna. Je le reconnut. Robert.
- Catherine m'a demander de composer la berceuse de Bella. La berceuse qu'Edward est censé lui jouer.
- C'est splendide.
Nous sourîmes.
- Bon, je vais vous laisser travailler. A demain.
Je commençai à partir lorsqu'il me demanda :
- Vous ne voulez pas rester ? Vous avez l'ouie fine visiblement. Vous me donnerez votre avis.
- Je pense qu'elle sera parfaite, ce n'est pas moi l'experte niveau musique.
- Pardon ?
Mince ! Je venais, inconsciemment, de lui avouer que je savais qu'il était doté d'un talent de musicien.
- Je veux dire...
- Vous avez écoutez mes compositions ?
- Et bien...
- Elles vous ont plues ?
- Elles sont magnifiques. Et je dois vous avouez que je suis tomber sous le charme de votre voix. Je la trouve magnifique.
- Merci beaucoup.
- Votre voix est extraordinaire. Je fonds dès que je l'entends.
Il me fit un large sourire. Ses dents blanches étincelaient.
- Ça me fais réellement plaisir. Je vous remercie.
- Je vous en pris.
- Venez vous asseoir près de moi.
Je vint m'installer à ses côtés, au piano. Il commença à jouer. Il me fit découvrir quelques compositions qu'il n'avait fait découvrir à personne. Il s'arrêta et me regarda.
- Cela vous dirait d'aller au cinéma ?
- Mais nous commençons le tournage demain. Nous ne pourront pas y aller.
- Qui vous dit que je voulais que l'on y aille demain.
- Mais quand alors ?
- Pourquoi pas tout de suite ?
- Quoi ? Mais...
- Mais quoi ? Vous ne voulez pas y aller ? Vous êtes occupée c'est cela ? Excusez moi, je comprend.
- Non, non ce n'est pas ça, c'est que...
- Que...?
- Quel film ?
Il se mit à rire, moi aussi et nous nous levâmes. Nous montâmes dans sa voiture et arrivés au cinéma, il me demanda de faire un choix parmi les films. Je ne savais pas quoi choisir alors nous décidâmes de regarder un film d'horreur. Un fois dans la salle, avec nos pots de pop-corn, nous nous amusions à regarder les gens dans la salle. Quand le film commença, je me mit à l'aise et au fur et à mesure que les images défilaient, je me rapprochai inconsciemment du siège de Robert. Une image d'une femme décapité me fit sursauter et je pris sans m'en rendre vraiment compte la main de mon voisin. Je la pressai de toutes mes forces. J'avais l'impression que mon c½ur battait plus fort que la normal à cause de toute cette frayeur. Je retirai immédiatement ma main et lui chuchotai :
- Je suis désolée. Lorsque j'ai peur je prend souvent la main de Micha..de mon petit ami. Je suis vraiment désolée. C'est une mauvaise habitude.
- Ce n'est rien. Si vous avez peur, n'hésitez pas à me broyer la main de la même manière que vous venez de le faire.
Je me mis à rougir.
- Désolée.
Il rit et nous regardâmes la fin du film sans autres inconvénients.
Nous sortions du cinéma et un vent glacial me fit frémir. Une nouvelle fois, Robert déposa sa veste sur mes épaules.
- Je vous remercie.
Nous rentrâmes à l'hotel.
- Merci pour cette soirée. Demain c'est le tournage. J'ai hâte de connaître les autres acteurs.
- Moi aussi. Il paraît qu'ils sont sympathiques.
- J'espère.
Nous nous regardâmes et je sentis ma respiration s'accélérer.
- Bon...et bien à demain.
Il me fit la bise et reparti dans sa chambre. Je n'avais toujours pas bouger d'un millimètre. Je repris mes esprits et rentra également dans ma chambre. Vers trois heures du matin, des aboiements me réveillèrent. J'ouvris la fenêtre et observa pour voir le satané chien qui m'avais extirpé de mon sommeil réparateur. Rien. J'entendis de nouveaux aboiements. Je sorti de ma chambre et cogna à ma porte voisine. De nouveaux aboiements. Plus de doute. Ils venaient de cette chambre. Des chuchotis me parvinrent. Je posai mon oreille sur la porte et entendis :
- Chuuuut, Patty', chuuut. Ça suffit !
C'était la voix de Robert. Patty' ? Il avait un chien ? Enfin...une chienne. Pourquoi l'avait-il emmener ici ? Je me redressai et cogna une nouvelle fois à la porte. Cette fois, des pas se firent entendre et la poignée tourna. Rob se dressai devant moi. Quand il s'aperçu que ce n'était que moi, il parut soulagé. Il souffla et passa sa main sur son front comme pour essuyer une sueur invisible.
Il ne parla pas et me tira pas la bras à l'intérieur de sa chambre.
- Eh ! Mais lâchez- moi ! Oh ! Je...
Il mit sa main sur ma bouche et ferma la porte avec son pied.
- Chuuut ! Taisez-vous ! S'il vous plait. Ne faites pas de bruit.
Sa main était chaude et douce, elle sentait l'amande. Il la retira et me regarda pour me demander si j'avais compris.
- Ouiiii. Chuchotais-je.
- Merci. Je m'excuse mais ma chienne ne veux pas arrêter d'aboyer. J'ai enfin réussi à la faire taire alors si elle entend un autre bruit, elle risque de recommencer et je ne veux pas que tout l'immeuble se réveil et dise qu'il y a un chien. Je risquerai de me faire expulsé ou alors carrément viré du film.
- Mais nous n'avons pas le droit aux chiens ici. Pourquoi l'avoir emmener ?
- Je sais, les règles ont étés très claires mais je ne pouvais pas la laisser seule dans mon appartement à des kilomètres d'ici.
- Je comprend. Mais c'est quand même embêtant. Elle vient de me réveiller.
- Je suis vraiment désolée, mais je ne peux pas prévoir quand et où elle aboiera.
- Oui, et bien à la base, vous n'aviez pas à l'emmener !
- Je n'avais pas le choix !
- On a toujours le choix.
- Non, pas toujours.
- Bien sur que si. Dans tous les cas, si elle me réveille une nouvelle fois, je n'hésiterai pas à vous dénoncer.
- Quoi ? Me dénoncer ? Vous ne feriez pas cela tout de même ?
- Je ne me gênerai pas, croyez-moi.
Je me dirigeais vers la porte et saisis la poignée quand il me prit le bras et me tourna vers lui. Il était en colère. Il avait les mêmes yeux noirs de rage que ce de Michael. Cette scène m'en rappelai une autre.
- Vous ne direz rien du tout !
- Sinon quoi ? Vous pensez que j'ai peur de vous ?
- Quoi ? Bien sur que non. Qu'est-ce que vous racontez ? Qu'est-ce que vous pensez que je vais vous faire ? Vous menacer ? Vous frapper ? Je ne vous ferrez pas de mal. Je veux juste dire que vous ne direz rien car vous ne voudriez pas que je m'en aille de ce tournage n'est-ce pas ?
Je restai muette. Il était gentil avec moi même quand j'étais la pire des garces. Pourquoi avais-je dis que je le dénoncerai ? Ce n'est pas de sa faute si sa chienne aboie. J'ai vraiment été stupide sur ce coup là.
- Vous avez vous-même dit que j'étais sûrement le plus qualifié pour jouer ce rôle. Si je m'en vais, vous ne retrouverai peut-être pas un acteur assez qualifier pour vous.
Il avais raison malheureusement. Il était le plus apte à jouer ce rôle. Je ne retrouverai pas d'aussi bon acteur.
- Bien, je ne dirai rien !
- Merci.
Je tournai la poignée et parti me recoucher.

*

Le lendemain matin. Pas d'aboiements pour me réveiller. Je me dépêchais de me préparer. Robert et moi arrivâmes sur les lieux du tournage et la journée fut longue et éprouvante. Nous avions tourné les scènes où Bella arrive à Forks. Nous avions recommencer une dizaine de fois la scène où le personnage de Tyler, pousse la chaise de Mike. Il n'arrêtaient pas de rire. Je ne voyais pas pourquoi. Il n'y avait rien de drôle après sept prises à attendre que nos partenaires veuillent bien se concentrer sur ce pourquoi ils étaient là.
J'avais fais la connaissance de toute l'équipe. Jackson, un gars très marrant et sympathique. Ashley, une fille toujours souriante et aimable. Peter, un homme calme et très gentil. Elizabeth, une femme très professionnelle. Nikki, la fille à laquelle j'ai déjà parler. Le courant est très bien passé entre nous. Elle est rigolote. Kellan, l'accro au sport. Il est lui aussi très gentil et aime bien nous faire quelques démonstrations de sa force. J'avais aussi rencontrer les caméramans, les maquilleurs, coiffeurs...
Porter des lentilles n'était pas une chose très agréable.
A la fin de le journée, je sortais de ma loge lorsque Jackson, Ashley et Robert s'avancèrent vers moi. Jackson me tutoyais déjà, ainsi que tous les autres acteurs. Ça me mettais plus à l'aise. Après tout, ils étaient tous plus âgés que moi. Pourquoi me vouvoyer ?
Tous à l'exception de Robert. Il me vouvoyait et je faisais de même.
- Kris' ! On va dans un bar ce soir, s'amuser un peu. Tu viens avec nous ?
- Je ne sais pas trop, cette journée m'a épuisée Jack'.
- Allez, ça nous permettra de faire plus ample connaissance.
- D'accord, mais je dois d'abord rentrer pour déposer quelques affaires dans ma chambre d'hotel.
- D'accord. Je vais vous accompagner.
Robert et moi partîmes dans la voiture, je déposai mes affaires dans ma chambre et nous nous dirigions vers le bar où nous avions rendez-vous avec Jackson et Ashley. Nous rentrâmes et allâmes nous asseoir à une table. Une serveuse s'approcha.
- Bonsoir, quelle boisson souhaitez-vous commander ?
- Quatre cocktails. N'importe lesquels. Bien alcoolisés s'il vous plait. Commanda Jackson.
- Non ! Un cocktail non alcoolisé pour moi s'il vous plait. Dit Robert.
- Pareil pour moi.
Je ne pouvais pas boire de l'alcool alors que le lendemain nous devions tourner. Je ne tiens pas l'alcool.
- Vous n'êtes vraiment pas marrants ! Ashley t'en veux un alcoolisé toi ?
- Bien sur !
Ils se mirent à rire tous les deux et Jackson repassa sa commande.
- Bon, alors deux cocktails bien alcoolisés et deux autres cocktails non alcoolisés.
- Très bien, je vous apporte ça.
La serveuse s'en alla et Jackson s'adressa à Ashley.
- Alors, parle moi un peu de toi, de ta famille.
- Ma famille ? J'ai un frère, un drogué et mes parents sont je ne sais où. Ils voyagent constamment. Je ne les vois qu'aux périodes de fêtes.
- Oh, je vois. Moi c'est presque pareils. Sauf que je le vois aussi pendant les vacances de temps en temps. Et toi Kris' ?
Je ne répondais pas. Je ne voulais pas répondre.
- Kris' ?
Je sentais les larmes me monter aux yeux, mon c½ur se serrer.
- Kris' ? Parle moi de ta famille.
Toujours rien.
- Et bien, tu ne dois pas les voir souvent toi non plus. Un problème familiale ? Tu t'entends mal avec ta famille ?
Je me levai de ma chaise et parla enfin.
- Oui ! Je suis en conflit avec ma famille ! Mon père est mort !!!
Je poussai la chaise et bouscula la serveuse qui se trouvai sur mon chemin. Elle renversa les cocktails. Je ne me retournai pas et poussa la porte du bar. Les larmes coulaient. Elles s'envolèrent au gré du vent. Je regardai autour de moi et cherchai un endroit où je pourrais être seule. J'avançai, sans savoir où j'allais et une ruelle sombre se dessina devant mes yeux humides et embrumés par les larmes.
Je me positionna sur le mur et me laissa glisser tout le long. Je rapprochai mes genoux vers ma tête et encercla mes jambes avec mes bras. Je tenais mon poignet gauche avec ma main droite. Ma tête était posé sur mes genoux et je laissai les larmes couler. Je ne pleurais pas souvent. Voir jamais. Rien ne me faisais pleurer mis à part ces souvenirs douloureux. Je sanglotai lorsque j'entendis une porte s'ouvrir, de la musique se fit entendre. Puis la porte se referma et la musique disparue. Des bruits de pas de plus en plus rapides, puis une respiration saccadé et une ombre devant moi.


# Posté le lundi 17 août 2009 11:34

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 07:29

Chapitre 5
Aveux

Je levai la tête et le reconnu à sa grandeur. L'unique lampadaire de la ruelle fut caché par son visage, ses yeux clairs brillaient, sa bouche était légèrement tordue. Il avança vers moi. S'adossa au mur et se fit glisser comme je l'avais fait quelques minutes auparavant. Il prit la parole. Sa voix se voulait douce, calme et rassurante.
- Kris' ? Est-ce que ça va ?
J'enfouis ma tête dans mes genoux et me mis de nouveau à pleurer. Je sentis sa main sur la mienne. Il la pressa et me chuchota.
- Est-ce que vous voulez en parler ?
Je cessai de sangloter et me décida à tout lui avouer. J'hochai la tête.
- Pourquoi vous êtes vous enfuie ? Que vous est-il arrivé ?
- Je...je m'en suis toujours voulu.
- De quoi ?
- De ne pas avoir pu dire au revoir à mon père. Il est mort d'un cancer au cerveau. Le matin même, je m'étais disputer avec lui pour des broutilles et j'étais partie furibonde en claquant la porte de sa chambre. Je suis partie toute la journée sur un tournage et le soir venu, dans ma loge, après avoir reçu un coup de fil m'annonçant sa mort, je me suis écroulée au sol et je m'en suis voulu. Je m'en veux toujours aujourd'hui...
Sa main vint se placer sous mon menton. Il releva mon visage de façon à ce que je sois face à lui. Ses yeux pénétraient les miens intensément
- Vous n'y êtes pour rien.
- Mais je me dis que si ce matin là, je n'avais pas fais un de mes caprices et que je ne l'avais pas contrarié. Ou si j'étais rester près de lui peut-être que...
- Chuuut. Vous n'y êtes pour rien. Répéta-t-il en articulant chaque syllabe.
- Si. J'y suis forcément pour quelque chose.
- Non. Je vais vous raconter également comment est morte ma mère. Elle est partie à cause d'une crise cardiaque. Son c½ur pouvais lâcher à n'importe quel moment et nous le savions tous dans notre famille. Malheureusement, nous ne pensions pas que cela se passerai lors du dîner de Thanksgiving. Je coupai la dinde cette année là. Ma mère n'a pas apprécier le carnage que j'ai fais alors elle a commencer à s'énerver et à crier pendant que les gens assis à la table rigolaient ainsi que moi. Nous avons tous immédiatement arrêter lorsque ma mère à pris une grande inspiration et à poser sa main sur son c½ur. J'ai lâcher les couverts et j'ai accouru vers elle. Elle est tombée par terre et moins de trente minutes après, elle est décédée à l'hôpital. Je m'en suis toujours voulu. Comme vous, je me suis dis que si je n'avais pas fais cela, elle serait toujours parmi nous aujourd'hui. Je sais ce que vous ressentez.
- Merci Robert.
- Je n'ai rien fait.
- Si. Vous avez fait bien plus que ce que vous imaginez.
- Vous allez mieux ?
- Oui, bien mieux. Merci.
- Vous voulez revenir à l'intérieur ?
- Non, je pense que je vais rentrer.
- Très bien, je vous raccompagne.
- Vous savez, vous n'êtes pas obligés. Allez vous amuser.
- Non, je suis fatigué de toute façon.
- D'accord.
- Allez, rentrons.




Il me tendis sa main afin que je puisse me relever.
Je tendis la mienne pour l'attraper. Je manquai de peu la chute en me relevant. Il me rattrapa et me plaqua contre son torse très rapidement. Cette proximité entre nos deux corps fit que mon poux s'accéléra. Il regardait dans mes yeux clairs, ne disant rien. J'étais comme hypnotisée. Ce regard si particulier qu'il avait, si beau, si envoutant... Je me perdais dans la profondeur de ses iris bleutées.
Je le contemplais, sa mâchoire carrée, son nez droit, sa bouche pulpeuse et rose. Sa peau parfaite au teint légèrement halé. Ses cheveux en bataille, comme la première fois que je l'avais vu. Son cou, qui dégageai une merveilleuse odeur. Celle de son parfum. La même odeur que j'avais senti à l'intérieur de sa voiture. Une de mes mains était dans une des siennes, plaquée contre sa poitrine où je pouvais sentir ses pectoraux. Sa chemise était légèrement entrouverte, laissant apparaitre le début de son torse imberbe. Mes jambes étaient contre les siennes. Un vent passa par là, un léger frisson me parcouru et mes cheveux couleur chocolat s'envolèrent dans cette brise qui s'était faite sentir, passant dans les feuilles de la rue qui s'envolèrent sous ce souffle puissant, pour terminer sa course effrénée vers la seule lumière de cette nuit étoilée, la plus scintillante, la lune. Lui resta stoïque, son regard comme sellé dans le mien. Ses lèvres se mirent à bouger pour former un petit sourire. Sa joue scintilla soudainement, une sorte de diamant apparu sur celle-ci, je levai mon doigt vers lui, l'effleura et il glissa le long de la joue de Rob'. Une autre goute d'eau se perla sur son front. Ses lèvres bougèrent à nouveau, mais cette fois ci, un son mélodieux en sorti.
- Nous devrions vraiment rentrer avant que la pluie ne nous trempe totalement.
Je me contentai d'opiner et il lâcha délicatement ma main en s'écartant de moi. La pluie se fit plus forte et mes cheveux furent perlés à leur tour. Des dizaines de diamants faisait briller ma chevelure.
Je fis quelques pas et arrêta Rob' qui se dirigeai vers sa voiture.
- Rob'.
- Oui ?
- Je m'excuse de vous obliger à me ramener. Je dois vous ennuyez, vous devez surement me prendre pour une jeune fille trop gâtée. Je suis désolée.
Il fit demi tour et s'approcha de moi.
- Je ne vous considère pas du tout comme une enfant trop gâtée, au contraire, vous êtes une jeune femme très mure pour son âge. Je vous admire...sur certains points.
Il sourit.
- Et cela ne me dérange en rien de vous ramener à chaque fois. Cela me permet de discuter avec vous, de mieux vous connaitre. Ne vous souciez plus de cela.
Il reparti vers la voiture et m'ouvrit la portière passagère. Je m'engouffrais dans l'habitacle et cette odeur vint chatouiller mes narines. Il monta à son tour et démarra. Au bout de quelques minutes, il prit la parole.
- Kristen ?
- Oui ?
- Je peux vous poser une question ?
- Bien sur.
- J'hésite un peu, je sais que ce sujet vous est douloureux.
- Allez ! Posez moi votre question.
- Bien...Tout à l'heure, lorsque vous êtes sortie du bar, vous avez dit que vous étiez en conflit avec votre famille. Je me demandais sur quoi pouvais bien porter ce conflit. Je m'excuse pour cette question personnelle, je suis trop curieux. Oubliez ce que je viens de dire.
- Arrêtez ça avec moi !
- Pardon ?
- Arrêtez de penser que je suis trop fragile. Si vous voulez me dire ou me demandez quelque chose, faites le ! Je ne vais pas m'écrouler au sol et pleurer toutes les larmes de mon corps pour ça.
- Vous êtes plutôt franche n'est-ce pas ?
- Si on veut. Je n'aime tout simplement pas les gens faux.
- Bien. Alors, j'attends toujours la réponse à ma question...
- Et bien, je suis en conflit avec ma mère. La mort de mon père en est responsable. Je m'en veux déjà à moi-même, mais ma mère m'en veut également. Elle m'en à toujours voulu de ne pas avoir été là. Je suis parti de la maison avec Michael après cela. Je ne me sentais pas bien. Seul lui pouvais me remonter le moral. Plus maintenant.
- Oh. Pourquoi plus maintenant ?
- Il...il ne me comprend plus. Il se laisse aller et je n'arrive plus à aller vers lui. Je ne sais pas pourquoi. Cela m'est presque impossible. Il à radicalement changer. Je ne m'entend plus très bien avec lui désormais. Je... Oh, excusez moi. Je m' étend sur le sujet. Je dois vraiment être ennuyeuse.
J'enfouis ma tête dans mes deux mains.
Je l'entendis rire.
- Non. Pas le moins du monde. J'aime bien vous écouter parler.
Il avait le coude posé sur le volant, son pouce sous le menton et son index sur sa joue, un sourire campant sur ses lèvres. Son corps orienté vers sa fenêtre. Il tourna son regard vers moi quelques secondes.
- Vous êtes bien le seul.
Je levais les yeux au ciel.
- Nous sommes arrivés.
Il se gara, détacha sa ceinture et sorti. Il m'ouvrit la portière et nous rentrâmes à l'intérieur de l'hôtel.
Arrivés devant les portes menant à nos chambres respectives, nous nous souhaitions une bonne nuit.
- Merci pour cette soirée, même si je l'ai gâcher.
- C'est moi qui vous remercie et vous ne l'avez pas gâcher. Qu'est-ce que vous racontez ?
- Si. Je n'aurai pas du m'enfuir comme une idiote.
- Votre réaction était légitime. Et vous n'êtes pas idiote.
- C'est vous qui le dîtes...
- Je ne mens jamais. Enfin...si...quelquefois. Mais là je peux vous assurez que vous pouvez avoir confiance en moi.
- Vraiment ?
- Vraiment.
- Entendu.
- Bonne nuit Kris'.
- Bonne nuit Rob'.
Il m'adressa un dernier regard et c'est dans un même son que nos portes se refermèrent cette nuit là...

# Posté le mercredi 19 août 2009 21:19

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 07:29

Chapitre 6
Au bord de l'eau


Un rayon de soleil me fit ouvrir les yeux ce matin là. Je soulevais ma couette et posa mon pied à terre. Le sol était chaud. Je regardai l'écran de mon téléphone portable pour voir l'heure qu'il affichait. 11h00. J'ai eu une bonne nuit de sommeil. En même temps, c'était bien mérité. 11h00 ?? Au mon Dieu ! Le tournage !
Je décidai d'appeler Catherine pour la mettre au courant lorsque je vis une petite enveloppe sous la porte de la chambre. Je marchai en sa direction, me baissa et la saisis. Je l'ouvris et commença à la lire.

«  Bonjour., comme vous l'avez sûrement déjà remarquer, le soleil est au rendez-vous. Le sommeil l'est aussi visiblement pour vous. Je vous signale juste que vu l'état dans lequel Jackson, Ashley et Kellan sont arrivés sur le plateau ce matin, le tournage ne s'est pas fait. Kellan les a rejoint hier soir après notre départ et ils se sont bien amusés. Je voulais également vous proposez une ballade en bord de mer.
La plage que nous allons utiliser pour le tournage est très jolie. Si cela vous dit, rejoignez moi vers 15h. La plage n'est pas difficile à trouver, c'est la seule aux environs.
Amicalement,
Rpatt'z »

C'était très gentil de sa part de m'inviter à la mer. Je ne pourrais malheureusement pas bronzer sur le sable. J'avais l'interdiction formelle de prendre des couleurs pour le tournage.
Je reposai la lettre et me dirigea vers la salle de bain. Je me glissai sous la douche. Le son qu'émettait le ruissellement des goutes d'eau brulantes sur ma peau me détendait. J'enroulais une serviette autour de mon corps et alla m'habiller. Je pris ensuite mon petit-déjeuner et passa le reste du temps sur l'ordinateur, à attendre que 15 heures pointe le bout de son nez. 15h arriva enfin, j'éteignis mon ordinateur, pris mon sac et referma la chambre à clef. Une fois arrivée sur le parking, je monta dans ma voiture. Je roulais et trouva rapidement la plage. Je sortis de la voiture, referma ma portière et avança sur le sable. Personne. La plage était deserte. Je fis encore quelques pas et au loin j'apercu une silhouette qui marchait au bord de l'eau. J'avançai vers lui. Ses cheveux brillaient, ils étaient emmelés, comme d'habitude. Il marchai tout doucement, laissant les vagues se heurter à ses mollets. Son jean était retroussé jusqu'à ses genoux. Je décidai de le taquiner un peu. J'avançai à pas de loup derrière lui et posa brusquement mes mains dans son dos afin de l'effrayer. Ce qui marcha, mais malheureusement pour moi, il eu un réflexe auquel je ne m'attendais pas du tout. Il prit mes mains sans se retourner et me fit voler au dessus de sa tête. J'atteris sur le dos, dans l'eau salée, les vagues fouettaient mon visage et à chaque inspiration que je voulais prendre , mes poumons se remplissaient d'eau. J'étais sonnée.
- Kris' ??
Rob plongea dans l'eau et vint me porter jusqu'au bord.
- Je suis désolé, je ne voulais pas...
Il cessa de parler et s'approcha de moi. L'eau salée était rentrée dans ma bouche et je ne pouvais respirer. Elle avait remplie mes poumons. Robert se remit à parler mais je n'entendais rien, comme si l'eau avait submerger mon corps tout entier, jusqu'à mes oreilles. Je tentai de prendre une grande inspiration mais le sel me brûlait Je manquai d'air. J'avais besoin d'air ! Je suffoquai. Robert ne réfléchit pas plus et approcha ses lèvres des miennes. Il allait me procurer l'air dont j'avais besoin. L'air qui m'était nécessaire en ce moment. Il posa brusquement ses lèvres chaudes sur les miennes et expira. L'air revenait petit à petit. Je sentais une pression sur mon abdomen. Je l'entendais de nouveau. Il comptait. Chaque chiffre correspondait à une pression. L'air avait prit place et l'eau devait s'évacuer. Je ressentis le sel dans ma gorge et cracha tout ce que j'avais en toussant bruyamment. Je pris une grande inspiration et sans en être vraiment consciente, je me précipitai au cou de Robert. Je m'aggripai à ses cheveux humides. Il était dans mes bras. Ce moment était beau et si sensuel en même temps. Nos vêtements nous collaient à la peau à cause de l'eau et nos vêtements se collaient entre eux, nos corps aussi par la même occasion. Des goutes d'eau provenant de mes cheveux coulaient sur ses mains dans mon dos. Il me serra lui aussi et je l'entendis inspirer profondément. Il respirai l'odeur de mes cheveux ? Peu importe ! Il venait de me sauver la vie. Il pouvait faire ce qu'il voulait. Je l'entendis chuchoter un : tout est de ma faute dans mon oreille. Je lui chuchotai à mon tour : Non ! Ce n'est pas vous qui avait remplie mes poumons d'eau et qui m'avait cruellement fait manquer d'air.
- Si malheureusement. J'ai été stupide. Qui d'autre que vous pouvait être derrière moi ? Je n'aurais jamais du faire ça. Excusez-moi. Je me sens honteux.
- Ce n'est rien. Vous...avec eu un mauvais réflexe
Il me lacha et baissa les yeux, regardant le sable brulant. Je me mis à rire. Comme une idiote. Il releva brusquement les yeux vers moi.
- Qu'Est-ce qui vous fait rire ?
- Vous.
- Moi ?
- Oui, vous avez une tête de chien battu. Je suis sure que si vous vous verriez vous rigoleriez aussi.
- Je n'en suis pas si sur.
- Moi si.
Je tomba à la renverse. Je me mis à rire encore plus fort.
- Arrêtez de vous moquer de moi !
Il avait l'air agacé. Mince ! Je l'avais blesser. Je me redressai en vitesse.
- Non ! Je ne me moque pas. Je trouve juste votre tête craquante. Vous avez des yeux de chien battu très mignons. Vos yeux sont très beaux a vrai dire.
Je tentai de me rattraper. Mon regard plongea dans le sien. Il avait perdu toute trace d'agacement.
- Merci. Les votre sont...captivants. En réalité, ce que je trouve le plus beau chez vous ce sont vos yeux, vos cheveux et... vos lèvres.
Il baissa le regard une nouvelle fois.
- J'ai déjà eu le plaisir de vous embrasser, je sais de quoi de parle...
Il roula des yeux.
- C'est vrai. J'embrasse plutôt bien, on me l'a déjà dit.
Je regardais mes ongles et pris un air blasée ce qui le fit rire.
- Cette plage est magnifique vous ne trouvez pas ?
- Oui, vraiment belle.
- Tout comme vous.
Il avait prononcer ces paroles en chuchotant.
- Vous avez terminer ?
- Je vous demande pardon ?
- De me complimenter. Ça me gêne.
- Je pensais que rien ne vous gêner...
Il leva un sourcil et retint un sourire. Ses lèvres tremblaient sous la contenance.
- C'est vrai, mais bizarrement...vous y arrivez et je ne sais pas pourquoi.
- Ce sont sans doute mes yeux...
Il s'approcha et me regarda durant quelques secondes. Puis il sourit et je ne sentais plus le sol sous mes pieds. Il me portai sur son épaule.
Il approchai dangereusement de l'eau. Je ne voulais pas y retourner. Cette expérience m'avais traumatisée. Je me débattais comme une lionne et hurlai pour qu'il me lache. Je lui mettai de petits coups dans le dos avec mes poings.
- Arrêtez de vous débattre, vous finirez à l'eau de toute façon.
- Vous croyez ?
Mes coups répétés finirent par lui faire lâcher prise. Je tombai sur mes pieds et en profita pour pousser Robert dans l'eau. Il se retrouva sur le derrière et avait un air étonnée sur le visage. Cet air disparu aussitôt et un sourire malicieux apparut. Il se releva et se mit à me courir après. Nous nous pourchassions sur la plage pendant des heures jusqu'à ce que le soleil se couche...

# Posté le dimanche 30 août 2009 12:55

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 07:28

Chapitre 7
Metamorphose


Cela faisait plusieurs semaines que nous tournions et le film était presque fini.
Nous nous sommes rapprochés Robert et moi pendant tout ce temps. Nous sommes sortis plusieurs fois tous les deux, nous avons été voir plusieurs films au cinéma, nous avons été à plusieurs concerts de groupe que nous adorions. Nous avons également appris à faire plus ample connaissance et depuis, nous sommes inséparables. Nous avons enfin décider de nous tutoyer, cela devenait vraiment stupide de se vouvoyer vu toutes les choses que nous partagions. Nos conversations privées, nos sorties... Aujourd'hui, nous avions prévus de rester dans ma chambre d'hôtel pour discuter un peu. Nous le faisions tous les soirs d'habitude. Ce soir, était prévue une soirée avec tous les acteurs et des journalistes. Une soirée chique. J'avais horreur de ce genre de soirée. Robert et moi parlions et mangions des sucreries, allongés sur mon lit en attendant l'heure de se préparer.
- Alors, anxieuse pour ce soir ?
- Moi ? Anxieuse ? Parle pour toi !
- Allez ! Je sais que t'es anxieuse ! Dis pas le contraire !
Il m'assena un léger coup de poing dans l'épaule.
- Bon...d'accord, je l'admet ! J'ai un peu peur pour ce soir.
- Peur ?
- Oui.
- Pourquoi ?
- Je...je suis jeune, je ne me sens pas très à l'aise dans ce genre de soirée pour les coincés, où il faut sourire aux journalistes qui inventent tout et n'importe quoi.
- C'est pas faux. Les journalistes sont parfois...stupides.
- Parfois ? Je dirais : Constamment. Ils ne se rendent pas compte de ce qu'ils font. Ils peuvent détruirent une vie et une réputation en moins de trois secondes cinq !
- Ouais.
- Les journalistes ont l'air de te passionner --' 
- Pas vraiment.
- C'est bien ce que je pensais.
- En tout cas, pour en revenir à ton anxiété, il ne faut pas que tu ai peur.
- Mais j'ai quand même peur.
- Je suis là de toute manière.
Je lui souris.
- Merci.
- C'est rien. Tu peux compter sur moi tu sais...je serais toujours là...pour toi.
- Merci Robert, il en est de même pour moi.
Nous nous sourîmes lorsque mon regard croisa celui de la pendule. 18h30.
- Je crois qu'il est temps que l'on aille se préparer.
- Vraiment ?
Il tourna la tête et soupira en constatant qu'il était vraiment l'heure de se préparer.
- Je n'ai pas envie d'y aller.
- Tu crois que j'en ai envie moi ?
Il se leva et me fit la bise en chuchotant : A tout à l'heure. A mon oreille avant de partir.
Je me levai à mon tour et alla fouiller dans ma garde robe pour tenter de trouver une robe convenable.
Au bout d'une demie heure de recherche, j'abandonnai. Je m'assis sur mon lit, vaincu, lorsque des coups frappèrent à ma porte. J'alla ouvrir. C'était Ahley, avec une énorme boite.
- Ashley ?
- Coucou !
Elle me fit la bise et entra sans que je n'ai prononcer un seul autre mot.
Elle posa la boite sur mon lit et l'ouvris. Elle était dos à moi mais je cru bien apercevoir un bout de tissu noir.
- Qu'Est-ce que c'est ?
- Ta robe pour ce soir.
- Ma robe ?
- Exactement.
Elle se retourna et elle tendis la robe face à moi. Elle était splendide, simple, mais splendide. Noire, courte, bustier, avec une grande bretelle en travers. Tout ce que j'aimais.
- Merci Ashley. Elle est vraiment belle.
Je m'approchai et la saisis. Je me postai devant le miroir et la mis sur moi, essayant de savoir si elle allait m'aller.
- Elle te plait ?
- Oui. Elle me plait vraiment.
- Tant mieux. Je savais qu'il n'y avait rien dans ta garde robe, mis à part tes chemises et tes jeans, qui sont très jolis, mais qui ne sont pas très adapté à une soirée comme celle-ci.
- Merci.
- De rien, bon...allez prépare-toi, tu vas être en retard sinon.
- Tu as raison, j'y vais.
- A tout à l'heure.
Elle reprit la boite vide et sortit de la chambre. Je regardais durant encore quelques minutes la robe avant de m'engouffrer dans ma douche. Je lavai mes cheveux avec un shampoing parfumé à la grenade. Une fois sorti de la douche, je m'enroulai quelques mèches autour de plusieurs bigoudis roses. Je les laissais sur ma tête le temps d'aller m'habiller. Je m'appliquai une crème hydratante parfumée sur le corps, mis mes sous-vêtements et enfila ma robe puis mes chaussures noires à talons. La robe moulait parfaitement mes courbes, et me faisait une jolie poitrine. Il manquait quelque chose...Un bijou. Je cherchai dans ma boite à bijoux un diamant que Michael m'avait offert il y a un an. Un diamant simple mais scintillant, comme moi, simple et scintillante, voila ce qu'il m'avait dit lorsqu'il me l'avait offert. Je le mis autour de mon cou et retourna dans la salle de bain. Je pris mon sèche-cheveux et le brancha. Je séchai mes cheveux qui étaient toujours enroulés autour des bigoudis. Une fois séchés, je déroulaient mes cheveux. Quelques mèches étaient maintenant bouclés. Je les coiffais en un chignon et laissait quelques mèches virevoltantes. Je me maquillai légèrement, un coup de crayon khôl noir, du fard à paupière blanc, un peu de mascara et une légère touche de gloss.
Il était 20h et le soirée était à 20h15. Sachant que nous mettrions environs un quart d'heure pour arriver sur les lieux, j'étais dans les temps.
On toqua à ma porte, je me mis du parfum et alla ouvrir, c'était Rob'. Dès que je le vis, mes yeux s'écarquillèrent et je crus bien voir sa bouche s'entrouvrir. Il était sublime, dans son costume sombre, sa chemise blanche et sa cravate noire. Ses cheveux toujours en bataille et son sourire charmeur.
- Tu es...splendide.
- Merci, tu n'es pas mal non plus.
- Trop aimable.
Je pris mon sac et nous sortîmes de la chambre pour nous diriger vers sa voiture. Nous avons rouler durant un quart d'heure et nous sommes arrivés à l'heure. Lorsque nous posâmes le pied à l'extérieur de la voiture, des centaines de flashs nous fusillèrent. Rob était derrière moi, j'étais figée devant la portière. Rob, voyant mon malaise me prit la main et la serra. Je me tournai vers lui et le remercia du regard. Il m'emmena à l'intérieur.
La salle était superbe, des tas de gens étaient là, les autres acteurs aussi. Ils parlaient tous entre eux. Robert m'emmena dans les vestiaires, il n'y avait personne.
Je me mis contre le mur. Je tremblai et j'avais très chaud.
- Hé ! Kris', ça va ?
Il posa ses mains sur mes épaules.
- Je...je ne me sens pas bien.
- Qu'Est-ce qu'il y a ?
- Je suis...anxieuse...je stress.
- Ils ne vont pas te manger tu sais...
- Je le sais ! Je...j'ai peur qu'ils interprètent mal un de mes gestes, ou une de mes paroles, ils sont tellement fourbes.
- Et bien...ne dis rien, je parlerais pour toi si tu veux.
- Merci.
- Je te l'ai dis, je serais toujours là pour toi.
Il posa sa main sur ma joue brûlante. Nous nous contemplions. Son pouce bougeât légèrement et il vint se poser sur ma bouche. Il caressait mes lèvres délicatement. Il regardait mes lèvres, rien que mes lèvres. Il s'approchai dangereusement. Je mis ma main sur mon cou, un geste habituel, et là je remarquai que mon collier n'était plus là. Le collier de Michael. Michael, mon petit ami. Robert se rapprochait de moi, je pensais à Micheal, à tous nos moments passés ensembles...
Je repoussai Robert.
- Je suis désolé Kris', je...
- Mon collier...
- Quoi ?
- Mon collier, où est mon collier ?
Je me mis à le chercher du regard.
- Bon sang ! Où est-il passé ?
- Ne t'énerve pas.
- Mais je ne m'énerve pas !
- Ce n'est qu'un bijou.
- Non ! Non, ce n'est pas qu'un bijou !
- Mais Kris', pourquoi tu t'énerve comme ça ?
- Parce que ce bijou c'est Michael qui me l'a offert !
Je le regardait à présent, il avait l'air triste.
- Qu'Est-ce qu'il y a ?
- Rien.
- Je vois bien qu'il y a quelque chose.
- Non, Kris', il n'y à rien. Tu vois mal. Très mal. Tu es aveugle ou quoi ?
- Quoi ?
Il ne dit plus rien et sortit des vestiaires, furibond Qu'Est-ce que j'avais fait ? Qu'Est-ce que j'avais dit ? Pourquoi avait-il dit ça ? Je ne restai pas plus longtemps et tenta de le rattraper. C'était lui qui m'avais emmener, c'est lui qui devait me ramener, je n'avais pas ma voiture.
Une fois dehors, les photographes étaient toujours là. Je les poussaient de toutes mes forces mais ils étaient trop nombreux. Je voyais Robert monter dans sa voiture.
- Robert ! Attends !
Les bruits des flashs couvraient ma voix. Il n'entendis rien, et je le vis partir à toute vitesse. J'étais fatiguée, j'avais chaud, mon maquillage avait sûrement couler et j'étais encerclée par ces vermines. Je me mis à genoux au sol et les larmes se mirent à couler. J'étais las, las de toujours devoir faire bonne figure et de sourire comme une idiote. Je détachai mes cheveux, retirant chaque barètes une par une, les jetant par terre. Les flash m'aveuglaient, j'allai m'écrouler quand tout à coup, je sentis deux bras me soulever et me porter. J'étais dans une voiture. La dernière chose que j'ai aperçu avant de m'endormir était la portière qui se refermait sur ma robe.

J'ouvrais les yeux et regardais par la fenêtre, il faisait toujours nuit, j'étais toujours en robe, mes chaussures étaient par terre. Je me levai lorsque j'entendis l'eau couler dans la salle de bain mitoyenne à ma chambre d'hôtel. Je marchai vers elle et la personne qui était là n'était pas du tout celle à laquelle je m'attendais.
C'était un homme, grand, qui était habillé assez chique, musclé, les cheveux châtains /blonds. Il se retourna et me tendis mon diamant.
- Tu l'avais oublier.
- Michael ?

# Posté le jeudi 03 septembre 2009 13:38

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 07:28

Chapitre 8 :

Michael

- Michael ?
- Bonsoir Kris'.
- Mais qu'Est-ce que tu fais là ?
- Merci pour l'accueil.
- Je ne m'attendais tout simplement pas à te voir.
- Je sais.
- Tu as...changer !
- N'est-ce pas ?
Il fit un tour sur lui-même.
Je le contemplais, et je devais avouer qu'il était beau, séduisant, vraiment séduisant. Dans son costume, il avait une classe folle. Il avait perdu du poids, c'était certain. Il avait même pris du muscle. Il était différent, vraiment différent.
- J'ai fais ça pour toi Kris'...
- Pour moi ? Encore heureux ! Pour qui d'autre sinon moi ?
- Je l'ai fais pour toi, pour te plaire, te reconquérir. Tu m'as dit des choses blessantes le jour où tu es partie mais j'y ai réfléchit, et tu avais raison, j'étais devenu une épave. J'ai arrêter de boire, de fumer aussi. Je mange équilibré désormais, j'ai banni les chips de mon alimentions et j'ai commencer le sport. Je fais quatre heures de jogging par semaine. Tu te rend compte ? Moi qui détestait le sport...
A oui ! J'ai eu une proposition pour un film. Je suis de nouveau dans la course...
- Eh bien...que de bonnes nouvelles !
- Je suis jaloux.
- Quoi ?
- J'ai lu dans les magasines que tu étais proche de ce Robert.
- Je n'apprécie pas du tout le ton que tu emploi et le : ce devant son prénom, je trouve cela presque insultant. Ensuite, ne crois pas ces ramassés de mensonges ! Ces journalistes sont payés pour détruire des vies, des couples, des familles. Ce ne sont que des chacals !
- Il n'empêche que vous êtes proches toi et Robert je me trompe ?
- Non. Nous sommes proches, effectivement.
- Tu es...amou...
- Arrêtes un peu tu veux ?! Robert et moi sommes justes amis !
- Il n'empêche que...
- Arrête avec tes : il n'empêche que... ! Il n'empêche que tu me gonfles !
- Kris', je suis désolé mais met-toi à ma place, comment réagirais-tu si tu voyais tous les jours dans les magasines que ton petit ami traîne avec d'autres femmes ?
- Premièrement, je ne lis pas ces torchons absurdes et deuxièmement...! Je n'ai pas de deuxièmement...
- Je t'aime.
- Arrête tu sais tr...
Il fit un pas en avant et posa son index sur ma bouche.
- Je t'aime Kris'. Je suis désolé...
Il ôta son doigt et déposa un baiser sur mes lèvres.
Il colla son front au mien. Sa main était placée sous mon menton.
Ses paupières étaient closes. Il murmura tout bas :
- Tu m'a manquer.
Je n'avais plus l'habitude qu'il m'embrasse ainsi. Il avait toujours été très démonstratif de son amour pour moi, mais je le repoussai constamment J'avais horreur des grandes déclarations, des gens qui se tiennent la main dans la rue, des hommes qui emmènent leurs promises faire une ballade en calèche, ou dans un bateau sur un lac au coucher du soleil. J'ai horreur de toutes ces mises en scènes pour plaire. J'aimais les gens simples, qui restent eux-mêmes, qui ne me promette pas la lune en sachant qu'eux-mêmes ne l'auront jamais...
Je ne suis pas romantique...pas du tout.
- Alors ?
Michael m'avais lâcher, il était maintenant assis sur mon lit, me regardant avec insistance, dans l'attente d'une réponse.
- Pardon, j'étais ailleurs, qu'as-tu dis ?
- Je voulais savoir ce qui t'étais arriver ce soir... Pourquoi es-tu tombée au sol et étais-tu en train de pleurer ?
- Ho.. Pour rien.
Je ne pouvais pas lui dire que je me suis écroulée à cause de Robert, parce qu'il m'avait dit une chose troublante, qu'il s'était emporté, que j'aurais aimer lui parler, qu'il m'attende ou qu'il reste tout simplement...Que j'étais désemparée face aux paparazzis qui m'entouraient et me flashaient de tous côtés.
- Il y avait forcément une raison Kris', on ne s'écroule pas au sol pour rien, et encore moins devant des photographes !
- Pour rien je te dis !
Il se leva et revint à la place où il était lorsqu'il m'a embrasser.
- C'est Robert...
Ce n'étais pas une question, mais une affirmation. Il regardait le sol, le regard perdu, la tête baissée.
Je posai ma main sur son épaule et instinctivement, il mit la sienne par-dessus, la recouvrant. Il leva les yeux.
- Pourquoi ? Qu'Est-ce qu'il t'a fait cet en...
- He ! Je t'interdis de l'insulter !
- Mais pourquoi est-ce que tu le défend ??
- Mais...parce que...
C'est vrai, pourquoi est-ce que je le défendais ? Il m'avait laisser en plan.
- Pour te dire la vérité..Je n'en sais rien...
- On devrait aller dormir.
- Tu as raison. Allons dormir.
Il m'embrassa la tempe et nous nous couchâmes. Ensemble, dans les bras l'un de l'autre.



***

2 mois plus tard...




Le film était sortit, il avait fait un carton ! Je ne pensais vraiment pas qu'un film pouvait créer de telles émeutes. Robert et moi ne nous étions pas reparler depuis cette fameuse soirée. Michael et moi, en revanche, nous étions vraiment rapprocher. C'était vraiment quelqu'un de bien.
Aujourd'hui je n'avais rien prévu. Michael était retourner quelques jours à la maison. Je sortais de ma douche lorsque je remarquai que l'on frappai à ma porte. Je mis une serviette autour de moi et alla ouvrir la porte.
- Robert ??
Mes pupilles s'écarquillèrent.
Il entra sans même me dire bonjour.
- Eh bien... je t'en pris. Entre !
Il était déjà assis sur le lit.
- Il faut qu'on parle.
Il avait pris un ton froid et dur. Je ne l'avais jamais vu comme ça. Lui d'habitude si doux et si...calme.
- Parler de quoi ?
- De...nous.
- Nous ?
- Oui.
- Eh bien vas-y, parle...
- Je...
Il se leva brusquement et me pris par les épaules.
- Tu me manque Kris'.
Il regardait a plus profond de mes iris. Il devait sûrement y voir de la surprise, de la peur, de l'émerveillement.
Je m'assis sur le fauteuil situé derrière moi et il s'agenouilla près de moi.
- Euh...
- Tu me manque tu entends ? Je n'en peux plus de ne plus te voir. J'ai besoin de te parler, de te voir, de... tu me manque, terriblement. Je... Te souviens-tu de toutes les sorties que l'on a faites ensemble ?
- Eh bien...
Il me pris la main, la pressa contre la sienne.
- Te souviens tu, de notre première sortie ?
- Le cinéma... Comment oublier... ?
Un sourire fendit son visage.
- Te souviens-tu de ce que tu as fais lors de cette sortie ?
- Non.
- Tu m'a pris la main. Tu m'a pris la main comme je prend la tienne en ce moment. Et je la prend car j'ai peur, comme toi tu avais peur, mais j'ai simplement peur de te perdre...
Les larmes coulaient malgré moi. Des larmes de joie. Il venait de dire une chose si...touchante, si belle.
- Tu ne me perdra pas Rob'.
- Promet le moi.
- Je te le promet.
Je me jeta à son cou, le serrant le plus fortement possible. Je désirai l'étreindre durant des heures, le garder contre moi, qu'il se blottisse, qu'il ne parte pas.
Jamais.

# Posté le samedi 19 septembre 2009 12:43

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 07:28